Edito 2026 : Accompagner la transformation de l’engagement associatif

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“Accompagner la transformation de l’engagement associatif”

J’avoue, ça claque.

Cette phrase, présente sur notre site, nos réseaux sociaux, nos supports de communication, accompagne chacune des actions initiées quotidiennement par notre équipe. C’est ce qu’on appelle une “baseline”, c’est-à-dire tant une référence qu’une ligne de crête. C’est notre vision, notre pourquoi. C’est ce qu’on raconte quand on nous demande de résumer ce qu’on fait en une phrase. Généralement, ça déclenche un hochement de tête respectueux et sympathique de l’interlocuteur qui, il faut l’avouer, reste à ce stade encore dans le flou de ce qu’on fait réellement. Alors, en ce début d’année, pour préciser les contours de notre activité dans vos regards, nous avions envie d’expliquer pourquoi il est nécessaire d’accompagner la transformation de l’engagement associatif et comment nous nous y prenons. Cet édito sera ponctué par des témoignages de chaque membre de l’équipe.

“Comme beaucoup, je me suis d’abord engagée en m’informant sur les politiques, avec mon premier bulletin de vote. Ensuite, j’ai essayé et j’essaie encore de modifier mes habitudes, de m’ouvrir à d’autres sujets et à d’autres pratiques (au fur et à mesure) pour faire évoluer mon engagement et le pousser un peu plus loin à chaque fois.

Les associations qui m’intéressent le plus sont celles qui pallient un grand manquement de l’État. Une envie d’agir autrement que par les urnes, qui peuvent être frustrantes car souvent déceptives. Pour moi, l’engagement bénévole répond à un besoin d’alignement entre ce que nous sommes, ce que nous croyons et ce que nous faisons.

Exemple : je suis féministe, je crois sincèrement que les protections périodiques devraient être gratuites, ou au moins prises en charge en partie. Aller faire des collectes avec Règles Élémentaires et la Fondation des Femmes rejoint donc mes idées et mon envie d’agir autrement que par le vote.”

Laure

D’abord il y a ce verbe : “accompagner”.

Se placer à côté et faire un bout de chemin ensemble. Ni à la place, ni derrière, ni devant. A côté, sur le même chemin. Accompagner celles et ceux qui veulent participer, contribuer à quelque chose de plus grand qu’eux tout en vivant une expérience humaine intense et authentique. Repérer celles et ceux qui voient le chemin mais ne s’y engagent pas tout·e seul·e, auront besoin d’un appui, d’un outil pour passer à l’action. Prendre son téléphone, googler “devenir bénévole”, tomber sur le site d’une asso ou de sa ville, scroller sur des missions, en choisir une, se porter volontaire, recevoir un mail sympa de l’asso. A chacune de ces étapes, nous sommes sur le chemin aux côtés de l’asso qui exprime un besoin, comme du bénévole en devenir. Après, ce qui s’écrit entre eux leur appartient.

“S’engager, c’est pour moi la possibilité de participer à quelque chose de plus grand que moi. Je crois profondément à la force du collectif, tant pour les rencontres et les échanges humains que pour les actions qui émergent, au profit de tous. Nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin de collectif pour nous sentir bien, reliés, vivants…et les associations sont au cœur de ce processus.

Au fil des années, cet engagement a pris différentes formes : investissement en tant que parent d’élèves, aller à la rencontre des plus fragiles lors de maraudes, parrainage d’une jeune cambodgienne pendant plus de quinze ans, jusqu’à m’impliquer aujourd’hui au niveau d’un conseil d’administration pour partager mon expérience.

Des expériences très différentes, mais un même fil conducteur : contribuer !”

Anne-Laure

Ensuite il y a ce grand mot “transformation”.

Évolution, révolution, mouvement, passage d’un état à un autre, presque de la science fiction. L’engagement change de forme. À moins que ce ne soit le monde qui nous entoure, en perpétuel mouvement, qui connaît actuellement une phase où ce mouvement s'accélère. Les crises, économiques, environnementales, sociétales, la transition numérique, accélérée par l’IA, la montée du fascisme un peu partout dans le monde d’un côté, les initiatives citoyennes qui éveillent les consciences de l’autre, tout nous pousse dans le mouvement et nous supplie de nous adapter, de vivre différemment. Comment alors ne pas faire évoluer nos organisations et les conserver en l’état ? Impossible, elles ne correspondent plus à nos façons d'interagir. Une association, c’est un groupe de gens qui se réunissent pour changer le monde, a minima pour mener une action, ensemble. Leur collectif obéit à leurs règles et leur ressemble. Si notre manière de nous fédérer évolue, les organisations doivent évoluer. Les humain·es ne sont pas au service des organisations. Les organisations sont au service de l’humanité. Ne nous trompons pas d’objectif. Comment alors accompagner l’acceptation du changement au sein des organisations par celles et ceux qui voient bien que cela ne fonctionne plus comme avant mais qui ont toujours fait comme ça ? Comment accompagner les collectivités à étayer nos associations pour faire briller et perdurer cette vie associative, indispensable au lien social dans les territoires ? En proposant d’aider à réfléchir, et dans un monde de plus en plus numérique, en fournissant les outils indispensables à ces évolutions.

“S'engager, c'est prendre conscience qu'on fait partie d'un mouvement collectif et que nos choix et nos actions peuvent influer sur la vitesse et la direction du mouvement.

La solidarité, le vivre ensemble, le respect du vivant sous toutes ses formes, sont des valeurs qui m'habitent depuis toujours et que je souhaite voir déployer.

Mes choix politiques, associatifs, professionnels traduisent en actes ces valeurs et façonnent la personne que je suis aujourd'hui.

Longtemps, j'ai vécu un engagement spontané. J'ai été bénévole pour contribuer, sans placer mon engagement dans des perspectives plus larges. Aujourd'hui, je mesure davantage les répercussions de chaque action et vise une forme de cohérence.

Par exemple, protéger le vivant passe par des choix de mobilité durable, le végétarisme et les choix éducatifs de mes enfants. La solidarité c'est aussi bien aider spontanément son voisin que contribuer à créer un service qui encourage le bénévolat associatif. C'est cohérent.”

Amélie

Enfin, il y a l’engagement, associatif, certes, mais pas que.

S’engager, c’est se mettre au service de, c’est un acte fort qui dit des choses de nos déceptions, de nos luttes et de nos espoirs. Chacun·e porte en soi des aspirations qui le dépassent. Notre rôle est de créer les conditions pour qu’elles adviennent. Travailler au service des structures qui s’engagent pour construire un monde plus juste, c’est un engagement en soi. C’est ce qui réunit les personnes qui ont fait et font Benevolt aujourd’hui. Politique, humaniste, écologique, féministe,... nos luttes personnelles résonnent avec notre engagement professionnel dans cette perspective de contribuer à faire un émerger un monde dans lequel nous aurions la sensation d’être à notre place, tel·les que nous sommes.

“Le mot engagement résonne chez moi comme quelque chose de profondément ancré. Très tôt j’ai vu mes parents s'investir dans nos clubs de sport, chez les parents d’élèves… Voir cet engagement vécu au quotidien a rendu naturel le fait de m’impliquer à mon tour. Dès que j’en ai eu l’âge, entrer dans le bureau de mon club d’escalade s’est imposé presque comme une évidence.

Cet engagement associatif s’est poursuivi à mon arrivée à Nantes. Il m’a permis de rencontrer des gens, de m’intégrer, de porter des projets collectifs ambitieux. Travailler en équipe, confronter des points de vue, construire quelque chose ensemble : c’est là que l’engagement prend tout son sens.

Avec le temps, ce mot a aussi pris une dimension plus citoyenne. Il s’incarne dans des choix personnels, comme celui de réduire puis d’arrêter la viande et le poisson. Pour moi, c’est le principal levier d’action écologique à l’échelle individuelle, une manière cohérente d’aligner ses actes avec ses convictions.

L’engagement aujourd’hui, dans un contexte politique marqué par la crainte d’une arrivée aux responsabilités de l’extrême droite, s’est renforcé pour moi depuis la dissolution. Prendre le temps de discuter politique dans les cercles familiaux et amicaux, essayer d’apporter de la nuance, défendre une vision de la société, de vivre ensemble, sans rompre le lien : c’est aussi une forme d’engagement.

Au fond, l’engagement tel que je le ressens n’est ni figé ni unique. Il évolue, se transforme, mais reste ancré dans l’idée de faire société tous ensemble.”

Maxime

Accompagner la transformation de l’engagement associatif, c’est donc reconnaître que les associations ont besoin d’être soutenues par des services conçus pour elles, qui améliorent la visibilité de leurs actions sur le web. C’est déjà le cas pour 33 réseaux et les 8500 associations qui nous font confiance pour améliorer leurs parcours d'engagement sur le web.

Accompagner la transformation de l’engagement associatif, c’est être au plus proche des acteurs de terrain que sont les collectivités locales en leur proposant de les aider à animer la vie associative, condition primordiale à un bien vivre ensemble.

Accompagner la transformation de l’engagement associatif, c’est donner le pouvoir à chacun·e des 300 000 citoyens qui ont croisé notre chemin de passer à l’action simplement, rapidement, via le web. C’est créer quotidiennement les conditions nécessaires pour construire une société riche de solidarité et de sens.

Et c’est ça qu’on vous souhaite pour 2026. Si ces mots vous touchent, on cheminera volontiers avec vous pour une année riche de solidarité et de sens.

L’équipe de Benevolt


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